HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

φέρων



Texte grec :

[11,469] {Α.} Ῥυτὸν (469) δίκρουνον ἡλίκον τι τρεῖς χωρεῖν χοᾶς, Ἄλκωνος ἔργον. Προὔπιεν δέ μοί ποτε ἐν Κυψέλοις Ἀδαῖος.» Μνημονεύει τοῦ ποτηρίου τούτου καὶ Ἐπίνικος ἐν Ὑποβαλλομέναις, οὗ τὸ μαρτύριον παρέξομαι ἐν τῷ περὶ τοῦ ῥυτοῦ λόγῳ. (36) ΕΦΗΒΟΣ. Τὸ καλούμενον ποτήριον ἐμβασικοίταν οὕτως φησὶ καλεῖσθαι Φιλήμων ὁ Ἀθηναῖος ἐν τῷ περὶ Ἀττικῶν Ὀνομάτων ἢ Γλωσσῶν. Στέφανος δ´ ὁ κωμικὸς ἐν Φιλολάκωνί φησι· (469b) «Τούτῳ προέπιεν ὁ βασιλεὺς κώμην τινά. {Β.} Καινόν τι τοῦτο γέγονε νῦν ποτήριον; {Α.} Κώμη μὲν οὖν τίς ἐστι περὶ τὴν Θουρίαν. {Β.} Εἰς τὰς Ῥοδιακὰς ὅλος ἀπηνέχθην ἐγὼ καὶ τοὺς ἐφήβους, Σωσία, τοὺς δυσχερεῖς.» (37) ΗΔΥΠΟΤΙΔΕΣ. Ταύτας φησὶν ὁ Σάμιος Λυγκεὺς Ῥοδίους ἀντιδημιουργήσασθαι πρὸς τὰς Ἀθήνησι θηρικλείους, Ἀθηναίων μὲν αὐτὰς τοῖς πλουσίοις διὰ τὰ βάρη χαλκευσαμένων τὸν ῥυθμὸν τοῦτον, Ῥοδίων δὲ διὰ τὴν ἐλαφρότητα τῶν ποτηρίων καὶ τοῖς πένησι τοῦ καλλωπισμοῦ τούτου μεταδιδόντων. (469c) Μνημονεύει δ´ αὐτῶν καὶ Ἐπιγένης ἐν Ἡρωίνῃ διὰ τούτων· «Ψυκτῆρα, κύαθον, κυμβία, ῥυτὰ τέτταρα, ἡδυποτίδας τρεῖς, ἡθμὸν ἀργυροῦν.» Σῆμος δ´ ἐν πέμπτῃ Δηλιάδος ἀνακεῖσθαί φησιν ἐν Δήλῳ χρυσῆν ἡδυποτίδα Ἐχενίκης ἐπιχωρίας γυναικός, ἧς μνημονεύει καὶ ἐν τῇ ηʹ. Κρατῖνος δ´ ὁ νεώτερός φησι· «Παρ´ Ἀρχεφῶντος ἡδυποτίδας δώδεκα.» (38) ΗΡΑΚΛΕΙΟΝ. Πείσανδρος ἐν δευτέρῳ Ἡρακλείας τὸ δέπας ἐν ᾧ διέπλευσεν (469d) ὁ Ἡρακλῆς τὸν Ὠκεανὸν εἶναι μέν φησιν Ἡλίου, λαβεῖν δ´ αὐτὸ παρ´ Ὠκεανοῦ τὸν Ἡρακλέα. Μήποτε δὲ ἐπεὶ μεγάλοις ἔχαιρε ποτηρίοις ὁ ἥρως, διὰ τὸ μέγεθος παίζοντες οἱ ποιηταὶ καὶ συγγραφεῖς πλεῖν αὐτὸν ἐν ποτηρίῳ ἐμυθολόγησαν. Πανύασις δ´ ἐν πρώτῳ Ἡρακλείας παρὰ Νηρέως φησὶ τὴν τοῦ Ἡλίου φιάλην κομίσασθαι τὸν Ἡρακλέα καὶ διαπλεῦσαι εἰς Ἐρύθειαν. Ὅτι δὲ εἷς ἦν ὁ Ἡρακλῆς τῶν πλεῖστον πινόντων προείπομεν. (469e) Ὅτι δὲ καὶ ὁ Ἥλιος ἐπὶ ποτηρίου διεκομίζετο ἐπὶ τὴν δύσιν Στησίχορος μὲν οὕτως φησίν· «Ἆμος δ´ Ὑπεριονίδας δέπας ἐσκατέβαινε χρύσεον, ὄφρα δι´ Ὠκεανοῖο περάσας ἀφίκοιθ´ ἱερᾶς ποτὶ βένθεα νυκτὸς ἐρεμνᾶς ποτὶ ματέρα κουριδίαν τ´ ἄλοχον πάιδάς τε φίλους, (469f) ὃ δ´ ἐς ἄλσος ἔβα δάφναισι κατάσκιον ποσὶν πάις Διός.» Καὶ Ἀντίμαχος δ´ οὑτωσὶ λέγει· «Τότε δὴ χρυσέῳ ἐν δέπαι Ἠέλιον πόμπευεν ἀγακλυμένη Ἐρύθεια.» Καὶ Αἰσχύλος ἐν Ἡλιάσιν· «Ἔνθ´ ἐπὶ δυσμαῖς ισου πατρὸς Ἡφαιστοτευχὲς δέπας, ἐν τῷ διαβάλλει πολὺν οἰδματόεντα πόντου φέρει δρόμου πόρον οὐθεις, μελανίππου προφυγὼν ἱερᾶς νυκτὸς ἀμολγόν.»

Traduction française :

[11,469] A. Un rhythos (469) a deux sources. B. De quelle grandeur ? A. Il tient deux conges ; c'est un ouvrage d'Alcon. C'est avec ce vase qu'il me porta autrefois la santé avec plaisir, étant à Cypsèles.» Epinicus fait aussi mention de ce vase à boire dans ses Supposées. Je citerai son témoignage quand je parlerai du rhytos. (36) EPHEEBOS. Philémon d'Athènes dit, dans ses Noms, ou Gloses Attiques, qu'on appelle ainsi le vase à boire nommé autrement embasikoiton. Stéphanus le comique en parle dans ce passage de son Philolacon: ami de Lacédémone: (469b) «A. Le roi lui porta une bourgade pour santé. B. Voilà une santé bien nouvelle ! Que lui est-il arrivé de ce verre de vin ? A. Certaine bourgade située près de Thuria. Quant à moi, Sosie, je n'ai de passion que pour les vases de Rhodes, et les éphèbes, quoique peu maniables.» (37) HEEDYPOTIDES. Selon Lyncée de Samos, les Rhodiens imaginèrent ces vases à boire pour les opposer aux théridées des Athéniens, qui firent ces vases de cette forme, et très pesants ; ainsi uniquement pour les riches. Les Rhodiens, au contraire, firent leurs hedypotides très légères, afin que les gens peu aisés pussent s'en procurer pour l'appareil. (469c) Épigène fait mention des hedypotides dans ce passage de son Héroïne : «Des réfrigérants, des gondoles, un cyathe, quatre rhytes, trois hedypotides, une passoire d'argent.» Sémus dit, liv. 5 de sa Déliade, qu'on voyait suspendue dans le temple de Délos, une hédypotide d'or qui avait appartenu à Echenique, femme de cette île. Il en fait encore mention liv. 8. Cratinus le jeune dit: «Douze hedjpotides de chez Archephon.» (38) HEERAKLEION. Pisandre écrit, liv. 2 de son Héraclée, que ce vase était une tasse (depas) dans laquelle (469d) Hercule passa la mer, et qu'elle avait appartenu au Soleil, mais qu'Hercule l'avait eue ensuite de l'Océan. Les poètes et les historiens n'auraient-ils pas imaginé par badinage de faire naviguer Hercule dans un vase à boire, de ce que ce héros aimait les plus grands de ces vases? Mais Panyasis dit, liv. I de son Héraclée, que ce fut de Nérée qu'Hercule reçut la tasse du soleil, et qu'il s'en servit pour passer par mer à Érythie. Nous avons déjà dit qu'Hercule était un des grands buveurs. (469e) Stésichore nous apprend, dans le passage suivant, que le soleil était porté au couchant dans un vase à boire : «Le Soleil, fils d'Hyperion, s'embarqua dans une coupe d'or, pour traverser l'Océan, et arriver dans les retraites obscures de la nuit vers sa mère, sa jeune épouse et ses chers enfants. (469f) Aussitôt ce fils de Jupiter s'enfonça dans un sombre bocage de lauriers.» Antimaque parle ainsi de cette tasse : «L'illustre Erythie faisait partir à ce moment le Soleil dans une coupe très commode.» Eschyle dit aussi dans ses Héliades : «Là, au couchant, est la coupe (depas) de ton père, faite par Vulcain, et dans laquelle, traversant le vaste espace des flots qui s'élèvent en montagnes, il poursuit sa course rapide, et arrive ici en fuyant le milieu des ténèbres de la nuit si désirée des mortels et traînée par des chevaux noirs..»





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Dernière mise à jour : 10/01/2008