HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre XI

Δίδυμος



Texte grec :

[11,468] (33) (468) ΔΕΠΑΣΤΡΟΝ. Σιληνὸς καὶ Κλείταρχος ἐν Γλώσσαις παρὰ Κλειτορίοις τὰ ποτήρια καλεῖσθαι. Ἀντίμαχος δ´ ὁ Κολοφώνιος ἐν πέμπτῳ Θηβαίδος φησί· «Πάντα μάλ´ ὅσς´ Ἄδρηστος ἐποιχομένους ἐκέλευσε ῥεξέμεν· ἐν μὲν ὕδωρ, ἐν δ´ ἀσκηθὲς μέλι χεῦαν ἀργυρέῳ κρητῆρι, περιφραδέως κερόωντες· νώμησαν δὲ δέπαστρα θοῶς βασιλεῦσιν Ἀχαιῶν ἐνσχερὼ ἑστηῶσι, καὶ ἐς λοιβὴν χέον εἶθαρ χρυσείῃ προχόῳ.» (468b) Καὶ πάλιν· «Ἄλλοι δὲ κρητῆρα πανάργυρον ἠδὲ δέπαστρα οἰσόντων χρύσεια, τά τ´ ἐν μεγάροισιν ἐμοῖσι κείαται.» Κἀν τοῖς ἑξῆς δέ φησι· «Καὶ χρύσεια δέπαστρα καὶ ἀσκηθέος κελέβειον ἔμπλειον μέλιτος, τό ῥά οἱ προφερέστερον εἴη.» (34) (468c) ΔΑΚΤΥΛΩΤΟΝ ἔκπωμα οὕτως καλούμενον παρὰ Ἴωνι ἐν Ἀγαμέμνονι· «Οἴσῃ δὲ δῶρον ἄξιον δραμήματος ἔκπωμα δακτυλωτόν, ἄχραντον πυρί, Πελίου μὲν ἆθλον, Κάστορος δ´ ἔργον ποδῶν.» Ἐπιγένης μὲν οὖν ἀκούει τὸ ἄμφωτον ποτήριον, εἰς ὃ οἷόν τε τοὺς δακτύλους διείρειν ἑκατέρωθεν· ἄλλοι δὲ τὸ ἐν κύκλῳ τύπους ἔχον οἷον δακτύλους, ἢ τὸ ἔχον ἐξοχὰς οἷα τὰ Σιδώνια ποτήρια, ἢ τὸ λεῖον. Ἄχραντον δὲ πυρὶ παρὰ τὸ Ὁμηρικόν· (468d) «Ἄπυρον κατέθηκε λέβητα, » τὸ ἐπιτήδειον εἰς ψυχρῶν ὑδάτων ὑποδοχὴν ἢ τὸ πρὸς ψυχροποσίαν εὔθετον. Τινὲς δὲ τὸ κέρας. Περὶ δὲ τὴν Μολοσσίδα οἱ βόες ὑπερφυῆ ἱστοροῦνται κέρατα ἔχειν· περὶ ὧν τῆς κατασκευῆς Θεόπομπος ἱστορεῖ . Ἐξ ὧν πιθανὸν καὶ αὐτὸν ἐσχηκέναι. Πλησίον δὲ τῆς Μολοσσίας ἡ Ἰωλκός, ἐν ᾗ ὁ ἐπὶ Πελίᾳ ἀγὼν ἐτέθη. Βέλτιον δὲ λέγειν, φησὶν ὁ Δίδυμος ἐν τῷ τοῦ δράματος ἐξηγητικῷ, ὅτι παρήκουσεν Ὁμήρου λέγοντος· «Πέμπτῳ δ´ ἀμφίθετον φιάλην ἀπύρωτον ἔθηκεν.» (468e) Ἔδοξε γὰρ ἔκπωμα εἶναι· ἐστὶ δὲ χαλκίον ἐκπέταλον λεβητῶδες, ἐπιτηδείως ἔχον πρὸς ὑδάτων ψυχρῶν ὑποδοχάς. Δακτυλωτὸν δ´ οἷον κύκλῳ τὴν φιάλην κοιλότητας ἔχουσαν ἔνδοθεν οἷον δακτύλων, ἢ ἐπεὶ περιείληπται τοῖς τῶν πινόντων δακτύλοις. Τινὲς δὲ ἀπύρωτον φιάλην τὸ κέρας· οὐ γὰρ γίνεται διὰ πυρός. Λέγοι δ´ ἂν ἴσως κατὰ μεταφορὰν ἔκπωμα τὴν φιάλην. Φιλήμων δ´ ἐν τοῖς Ἀττικοῖς Ὀνόμασιν ἢ Γλώτταις προθεὶς καλπίς φησι· «Δακτυλωτὸν ἔκπωμα καὶ τὸ ἄμφωτον, εἰς ὅ ἐστιν οἷόν τε τοὺς δακτύλους ἑκατέρωθεν διείρειν. Οἳ δὲ τὸ ἔχον κύκλῳ δακτυλοειδεῖς τύπους τινάς.» (35) ΕΛΕΦΑΣ. Οὕτως ἐκαλεῖτο ποτήριόν τι, ὡς Δαμόξενός φησιν ἐν Αὑτὸν πενθοῦντι· «Εἰ δ´ οὐχ ἱκανόν σοι, τὸν ἐλέφανθ´ ἥκει φέρων ὁ παῖς. {Β.} Τί δ´ ἐστὶ τοῦτο, πρὸς θεῶν;

Traduction française :

[11,468] (33) (468) DEPASTRON. Silène et Clitarque, dans leurs Gloses, disent que l'on nomme les vases à boire depastra chez les Clitoriens; mais voici ce qu'en dit Antimaque de Colophon dans sa Thébaïde : «(Ils exécutèrent ) ponctuellement tout ce qu'Adraste leur avait ordonné de faire. Ils versèrent de l'eau dedans, et du miel vierge, les mêlant attentivement dans un cratère d'argent. Aussitôt ils présentèrent, à la main, des coupes (depastra) à chacun des princes grecs qui étaient à manger ; ensuite ils en versèrent dans une aiguière d'or, pour faire les libations.» (468b) Il dit ailleurs : «Que l'on présente aux autres un cratère tout d'argent, ou des (depastra) coupes d'or, qui sont en réserve chez moi.» Plus loin il ajoute : «Et des depastres d'or, et une petite célèbes pleine de miel, qui lui sera plus avantageux.» (34) (468c) DAKTYLOOTON. C'est ainsi qu'Ion appelle un vase à boire dans son Agamemnon. «Mais il remportera un prix digne de la course ; c'est un vase à boire, dactylote, et qui n'a pas été atteint du feu. C'est le grand prix de la course que propose Pélias, et l'ouvrage de Castor.» Epigène entend le mot dactylote d'un vase à boire qui a deux oreilles, et dans lesquelles on peut insinuer les doigts de chaque côté. D'autres entendent par ce nom un vase qui a dans son contour des figures qui sont comme des doigts, ou des figures en relief semblables à celles des vases à boire de Sidon. Enfin, d'autres veulent que ce soit un vase dont la surface est totalement lisse. L'auteur a dit non atteint du feu, selon l'expression d'Homère, qui dit: (468d) «Il déposa un chaudron apyre.» C'est-à-dire, qui n'avait pas été, ou qui n'allait pas sur le feu : ou c'est un vase destiné à mettre de l'eau froide, ou fait pour boire de l'eau froide. Quelques-uns l'entendent d'une corne même. En effet, on dit que les bœufs du pays des Molosses ont des cornes extrêmement grandes et grosses. Théopompe raconte comment on en prépare des vases à boire, et l'on peut en conclure avec vraisemblance que Pélias en avait un semblable. Or, Iolcos, où le prix de ce jeu fut proposé par Pélias, est proche de la Molossie. Mais Didyme, qui commente cette pièce, dit qu'il vaut mieux avouer qu'Ion a mal entendu ce vers d'Homère : «Il assigna pour prix, au cinquième, une phialée à deux anses qui n'allait pas au feu (apyrooton).» (468e) Car il a pensé qu'il s'agissait là d'un vase à boire (ekpooma); mais c'est un vase très large, analogue à un chaudron, et propre à recevoir de l'eau froide. Ce vase était dactylote, en ce qu'il présentait intérieurement des cannelures dans son contour, dans lesquelles ceux qui prenaient le vase pour boire mettaient les doigts. Mais quelques-uns donnent le nom de phialee apyrootos, à une corne faite pour boire, car elle est apyre, ou faite sans employer le feu. Il n'y aurait cependant pas d'erreur à dire que la phialee était un vase à boire, ekpooma. Philémon, dans ses Noms, ou Gloses Attiques, écrivant d'abord kalpis, selon l'ordre des mots de son ouvrage, ajoute pour explication : «C'est un vase à boire (ekpooma) dactylote, et ayant deux anses, une de chaque côté, dans lesquelles on peut insinuer les doigts ; d'autres veulent que ce soit un vase qui a circulairement des formes de doigts.» (35) ELEPHAS. C'est ainsi qu'on appelait certain vase à boire, comme le dit Damoxène dans sa pièce intitulée, celui qui s'afflige lui-même (Authoo pent oûnti) : «A. Si ce vase ne te suffit pas, voici un esclave qui vient apporter l'éléphant. B. Bons dieux ! qu'est-ce donc que cela?





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Dernière mise à jour : 10/01/2008