HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre IV

ὅλης



Texte grec :

[4,171] (171) «Ὡς ὀλίγα λοιπὰ τῶν ἐπιτραπεζωμάτων.» Ἐκάλουν δὲ καὶ ἀγοραστὴν τὸν τὰ ὄψα ὠνούμενον, νῦν δ´ ὀψωνάτωρα, ὡς Ξενοφῶν ἐν δευτέρῳ Ἀπομνημονευμάτων οὑτωσὶ λέγων· «Διάκονον δ´ ἂν καὶ ἀγοραστὴν τὸν τοιοῦτον ἐθέλοιμεν προῖκα λαβεῖν;» Παρὰ δὲ Μενάνδρῳ ἐστὶ κοινότερον ἐν Φανίῳ· «Φειδωλὸς ἦν καὶ μέτριος ἀγοραστής.» Ὀψώνην δ´ εἴρηκεν Ἀριστοφάνης ἐν Ταγηνισταῖς διὰ τούτων· (171b) «Ὡς οὑψώνης διατρίβειν ἡμῖν τἄριστον ἔοικε.» Παροψωνεῖν δ´ ἔφη Κρατῖνος ἐν Κλεοβουλίναις οὕτως - - - παραγοράζειν δὲ Ἄλεξις ἐν Δρωπίδῃ. Εἰλέατροι δὲ καλοῦνται, ὥς φησι Πάμφιλος, οἱ ἐπὶ τὴν βασιλικὴν καλοῦντες τράπεζαν παρὰ τὸ ἐλεόν. Ἀρτεμίδωρος δ´ αὐτοὺς δειπνοκλήτορας ὀνομάζει. (71) Ἐκάλουν δέ, φησί, καὶ τοὺς προγεύστας ἐδεάτρους, ὅτι προήσθιον τῶν βασιλέων πρὸς ἀσφάλειαν. Νῦν δὲ ὁ ἐδέατρος ἐπιστάτης γέγονε τῆς ὅλης διακονίας. Ἦν δ´ ἐπιφανὴς καὶ ἔντιμος ἡ χρεία. Χάρης γοῦν ἐν τῇ γʹ τῶν ἱστοριῶν (171c) Πτολεμαῖόν φησι τὸν Σωτῆρα ἐδέατρον ἀποδειχθῆναι Ἀλεξάνδρου. Μήποτε δὲ καὶ ὃν νῦν καλοῦσι Ῥωμαῖοι προγεύστην τότε οἱ Ἕλληνες προτένθην ὠνόμαζον, ὡς Ἀριστοφάνης ἐν προτέραις Νεφέλαις διὰ τούτων· «{ΣΤΡ.} Πῶς οὐ δέχονται δῆτα τῇ νουμηνίᾳ ἁρχαὶ τὰ πρυτανεῖ´, ἀλλ´ ἕνῃ τε καὶ νέᾳ; {ΦΕΙΔ.} Ὅπερ οἱ προτένθαι γὰρ δοκοῦσιν μοι παθεῖν· ἵν´ ὡς τάχιστα τὰ πρυτανεῖ´ ὑφελοίατο, (171d) διὰ τοῦτο προὐτένθευσαν ἡμέρᾳ μιᾷ.» Μνημονεύει αὐτῶν καὶ Φερεκράτης ἐν Ἀγρίοις· «Μὴ θαυμάσῃς· τῶν γὰρ προτενθῶν ἐσμέν, ἀλλ´ οὐκ οἶσθα σύ.» Καὶ Φιλύλλιος ἐν Ἡρακλεῖ· «Βούλεσθε δῆτ´ ἐγὼ φράσω τίς εἰμ´ ἐγώ; Ἡ τῶν προτενθῶν Δορπία καλουμένη. » Εὑρίσκω δὲ καὶ ψήφισμα ἐπὶ Κηφισοδώρου ἄρχοντος Ἀθήνησι γενόμενον, ἐν ᾧ ὥσπερ τι σύστημα οἱ προτένθαι εἰσί, (171e) καθάπερ καὶ οἱ παράσιτοι ὀνομαζόμενοι, ἔχον οὕτως· «Φῶκος εἶπεν· ὅπως ἂν ἡ βουλὴ ἄγῃ τὰ Ἀπατούρια μετὰ τῶν ἄλλων Ἀθηναίων κατὰ τὰ πάτρια, ἐψηφίσθαι τῇ βουλῇ ἀφεῖσθαι τοὺς βουλευτὰς τὰς ἡμέρας ἅσπερ καὶ αἱ ἄλλαι ἀρχαὶ αἱ ἀφεταὶ ἀπὸ τῆς ἡμέρας ἧς οἱ προτένθαι ἄγουσι πέντε ἡμέρας.» Ὅτι δ´ εἶχον οἱ ἀρχαῖοι καὶ τοὺς προγεύστας καλουμένους Ξενοφῶν ἐν τῷ ἐπιγραφομένῳ (171f) Ἱέρωνι ἢ τυραννικῷ φησιν· «Ὁ τύραννος οὐδὲ σιτίοις καὶ ποτοῖς πιστεύων διάγει, ἀλλὰ καὶ τούτων ἀντὶ τοῦ ἀπάρχεσθαι θεοῖς τοῖς διακονοῦσι πρῶτον κελεύουσιν ἀπογεύεσθαι διὰ τὸ ἀπιστεῖν μὴ καὶ ἐν τούτοις κακόν τι φάγωσιν ἢ πίωσιν.» Ἀναξίλας δ´ ἐν Καλυψοῖ φησιν·

Traduction française :

[4,171] (171) «Oh ! qu'il reste peu des epitrapezoomes.» Celui que nous nommons actuellement opsonatoor, était chez les anciens un agoraste. Xénophon parle de l'agoraste, dans le second livre des dits mémorables de Socrate : «Voudrions-nous même admettre chez nous, sans rien payer, un tel valet, ou un tel pourvoyeur (agorasteen).» Cette expression est plus fréquente dans Ménandre. En voici un exemple de sa pièce intitulée Phanias : «C'était un pourvoyeur (agorastees) qui allait bien à l'épargne, et qui n'achetait pas cher.» Aristophane a désigné le même serviteur par le mot obsoonees, dans ses Tagenistes : (171b) «Il ne fallait pas que le pourvoyeur (opsoonees) retardât notre dîner.» Cratinus a dit paropsoonein, pour aller à la provision ; dans ce passage ... Mais Alexis a rendu la même idée par le mot paragorazein, dans sa Dropide. On nomme eleatroi, selon Pamphile, ceux qui appellent les convives à la table du roi, du mot eleos (table de cuisine) ; mais Artémidore les nomme Deipnokleetores. (71) On appelait aussi, dit-il, edeatres, les Prégustateurs, parce qu'ils mangeaient avant le roi un morceau de ce qu'on lui servait, et cela pour lui montrer qu'il n'y avait rien à craindre ; mais maintenant l'edeatre est celui qui a l'intendance de tout le service (maître-autel). Or, cet emploi est distingué et fort honorable. Charès nous apprend, dans le liv. 3 de ses Histoires, que (171c) Plolémée-Soter avait été nommé Eleatre d'Alexandre-le-Grand. Les Grecs n'auraient-ils pas appelé pour lors Protenthees, celui que les Romains appellent Progeustees, ou Prêgustateur, comme on le voit dans les premières Nuées d'Aristophane. «Strepsiade. Pourquoi donc le magistrat ne prend-t-il pas ses épices le jour de la nouvelle lune, mais la veille ? — Phidippe. Il me semble qu'ils sont assez du naturel des prégustateurs, et que c'est pour avoir plus tôt ces épices ; (171d) ainsi ils goûtent cela un jour d'avance.» Phérécrate rappelle aussi ce mot, dans ses Agrioi, ou Pédérastes : «Ne t'en étonne pas; nous sommes du nombre des prégustateurs «(protenthoon) ; mais tu ne sais pas....» Philyllius dit, dans son Hercule : «Eh bien ! voulez-vous que je dise qui je suis? Je suis de la classe des prégustateurs (protenthoon), et je m'appelle Dorpia» Je trouve un décret rendu à Athènes sous l'Archonte Céphisodore, et dans lequel les Protenthes ou Prégustateurs font une espèce de corps, (171e) de même que ceux qu'on appelle Parasites. En voici la teneur : «Phocus a dit, afin que le sénat célèbre les apaturies avec les autres Athéniens, selon l'usage de la patrie, qu'il a été statué que les conseillers seraient dispensés de venir au sénat pendant les jours que «les autres corps de magistrats seraient en vacances, à compter du jour que les Protenthes commencent leurs fonctions, c'est-à-dire, pendant cinq jours....» Xénophon prouve que les anciens avaient à leur service des Prégustateurs, connus sous le nom de Progeustai : (171f) «Un tyran, dit-il, dans son Hiéron, ou Tyrannique, se défie du boire et du manger qu'on lui sert. Au lieu de commencer par en offrir les prémices aux dieux, il ordonne à ses serviteurs d'y goûter auparavant (apogeuesthai), de peur de manger ou de boire quelque chose de funeste dans ces aliments. Anaxilas emploie, dans sa Calypso ; le mot progeusetai.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008