HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Athénée de Naucratis, les Deipnosophistes (ou Le Banquet des sages), livre IV

Σίτοισί



Texte grec :

[4,145] (145) Ὁ δ´ αὐτὸς Θεόπομπος ἐν τῇ τεσσαρεσκαιδεκάτῃ τῶν Φιλιππικῶν «Ὅταν, φησί, βασιλεὺς εἴς τινας ἀφίκηται τῶν ἀρχομένων, εἰς τὸ δεῖπνον αὐτοῦ δαπανᾶσθαι εἴκοσι τάλαντα, ποτὲ δὲ καὶ τριάκοντα· οἳ δὲ καὶ πολὺ πλείω δαπανῶσιν. Ἑκάσταις γὰρ τῶν πόλεων κατὰ τὸ μέγεθος ὥσπερ ὁ φόρος καὶ τὸ δεῖπνον ἐκ παλαιοῦ τεταγμένον ἐστίν.» (26) Ἡρακλείδης δ´ ὁ Κυμαῖος ὁ τὰ Περσικὰ συγγράψας ἐν τῷ δευτέρῳ τῶν ἐπιγραφομένων Παρασκευαστικῶν (145b) « Καὶ οἱ θεραπεύοντες, φησί, τοὺς Περσῶν βασιλεῖς δειπνοῦντας ἅπαντες λελουμένοι διακονοῦσιν ἐσθῆτας καλὰς ἔχοντες καὶ διατρίβουσι σχεδὸν τὸ ἥμισυ τῆς ἡμέρας περὶ τὸ δεῖπνον. Τῶν δὲ τοῦ βασιλέως συνδείπνων οἳ μὲν ἔξω δειπνοῦσιν, οὓς καὶ ὁρᾶν ἔξεστι παντὶ τῷ βουλομένῳ, οἳ δὲ εἴσω μετὰ βασιλέως. Καὶ οὗτοι δὲ οὐ συνδειπνοῦσιν αὐτῷ, ἀλλ´ ἔστιν οἰκήματα δύο καταντικρὺ ἀλλήλων, ἐν ᾧ ὁ βασιλεὺς τὸ ἄριστον ποιεῖται καὶ ἐν ᾧ οἱ σύνδειπνοι· καὶ ὁ βασιλεὺς ἐκείνους ὁρᾷ διὰ τοῦ παρακαλύμματος τοῦ ἐπὶ τῇ θύρᾳ, ἐκεῖνοι δ´ αὐτὸν οὐχ ὁρῶσιν. (145c) Ἐνίοτε μέντοι ἐπειδὰν ἑορτὴ ᾖ, ἐν ἑνὶ οἰκήματι ἅπαντες δειπνοῦσιν, ἐν ᾧ καὶ ὁ βασιλεύς, ἐν τῷ μεγάλῳ (οἴκῳ). Ὅταν δὲ βασιλεὺς πότον ποιῆται, ποιεῖται δὲ πολλάκις, συμπόται αὐτῷ εἰσιν ὡς μάλιστα δώδεκα. Καὶ ὅταν δειπνήσωσιν, ὅ τε βασιλεὺς αὐτὸς καθ´ ἑαυτὸν καὶ οἱ σύνδειπνοι, καλεῖ τοὺς συμπότας τούτους τις τῶν εὐνούχων. Καὶ ὅταν εἰσέλθωσι συμπίνουσιν μετ´ αὐτοῦ, οὐ τὸν αὐτὸν οἶνον κἀκεῖνοι, καὶ οἳ μὲν χαμαὶ καθήμενοι, ὃ δ´ ἐπὶ κλίνης χρυσόποδος κατακείμενος· (145d) καὶ ὑπερμεθυσθέντες ἀπέρχονται. Τὰ δὲ πλεῖστα ὁ βασιλεὺς μόνος ἀριστᾷ καὶ δειπνεῖ. Ἐνίοτε δὲ καὶ ἡ γυνὴ αὐτῷ συνδειπνεῖ καὶ τῶν υἱῶν ἔνιοι. Καὶ παρὰ τὸ δεῖπνον ᾄδουσί τε καὶ ψάλλουσιν αἱ παλλακαὶ αὐτῷ, καὶ μία μὲν ἐξάρχει, αἱ δὲ ἄλλαι ἁθρόως ᾄδουσι. Τὸ δὲ δεῖπνον, φησί, τὸ βασιλέως καλούμενον ἀκούσαντι μὲν δόξει μεγαλοπρεπὲς εἶναι, ἐξεταζόμενον δὲ φανεῖται οἰκονομικῶς καὶ ἀκριβῶς συντεταγμένον καὶ τοῖς ἄλλοις Πέρσαις (145e) τοῖς ἐν δυναστείᾳ οὖσι κατὰ τὸν αὐτὸν τρόπον. Ἐστὶ μὲν γὰρ τῷ βασιλεῖ χίλια ἱερεῖα τῆς ἡμέρας κατακοπτόμενα· τούτων δ´ εἰσὶ καὶ ἵπποι καὶ κάμηλοι καὶ βόες καὶ ὄνοι καὶ ἔλαφοι καὶ τὰ πλεῖστα πρόβατα· πολλοὶ δὲ καὶ ὄρνιθες ἀναλίσκονται, οἵ τε στρουθοὶ οἱ Ἀράβιοι — ἐστὶν δὲ τὸ ζῷον μέγα — καὶ χῆνες καὶ ἀλεκτρυόνες. Καὶ μέτρια μὲν αὐτῶν παρατίθεται ἑκάστῳ τῶν συνδείπνων τοῦ βασιλέως, καὶ ἀποφέρεται ἕκαστος αὐτῶν ὅ τι ἂν καταλίπηται ἐπὶ τῷ ἀρίστῳ. (145f) Τὰ δὲ πλεῖστα τούτων τῶν ἱερείων καὶ τῶν σιτίων οὓς τρέφει βασιλεὺς τῶν τε δορυφόρων καὶ τῶν πελταστῶν, τούτοις ἐκφέρεται εἰς τὴν αὐλήν· οὗ ἡμιδεῆ ἅπαντα μερίδας ποιήσαντες τῶν κρεῶν καὶ τῶν ἄρτων ἴσας διαιροῦνται. Ὥσπερ δὲ οἱ μισθοφόροι ἐν τῇ Ἑλλάδι μισθὸν ἀργύριον λαμβάνουσιν, οὕτως οὗτοι τὰ σιτία παρὰ τοῦ βασιλέως εἰς ὑπόλογον λαμβάνουσιν. Οὕτω δὲ καὶ παρὰ τοῖς ἄλλοις Πέρσαις τοῖς ἐν δυναστείᾳ οὖσιν ἁθρόα πάντα τὰ σιτία ἐπὶ τὴν τράπεζαν, παρατίθεται· ἐπειδὰν δὲ οἱ σύνδειπνοι δειπνήσωσι, τῶν ἀπὸ τῆς τραπέζης καταλειπομένων (καταλείπεται δὲ τὰ πλεῖστα κρέα καὶ ἄρτοι) ὁ τῆς τραπέζης ἐπιμελούμενος δίδωσιν ἑκάστῳ τῶν οἰκετῶν, καὶ ταῦτα λαβὼν τὴν καθ´ ἡμέραν ἔχει τροφήν.

Traduction française :

[4,145] (145) Selon la quatorzième Philippique du même Théopompe, lorsque le roi de Perse va chez quelque peuple de ses états, on dépense vingt talents pour lui donner à souper, et quelquefois même trente : d'autres dépensent bien davantage ; chaque ville doit, proportionnément à l'étendue de sa population, lui donner une fois à souper, à titre de tribut, selon un ancien règlement de l'empire. (26) Héraclide de Cumes, qui a écrit sur les usages des Perses, dit ce qui suit, dans son second livre intitulé des Préparatifs : (145b) «Ceux qui servent le roi de Perse à table, se sont tous bien lavés auparavant, et sont vêtus de blanc : ils ont été occupés presque la moitié du jour aux préparatifs du repas. Quant aux convives du roi, les uns mangent hors de la salle, et les voit qui veut; les autres sont dans l'intérieur avec le roi, mais ils ne mangent pas à sa même table : il y a deux salles en face l'une de l'autre, dans l'une desquelles le roi mange, les convives sont dans l'autre ; le roi les voit à travers un rideau tiré devant la porte; mais eux ne le voient point. (145c) Cependant ils mangent quelquefois tous ensemble, savoir, les jours de fêtes : c'est dans une salle où est aussi le roi, mais dans une grande pièce qui y est pratiquée pour lui. Lorsque le roi fait une débauche (or, il en fait souvent), il y a au plus douze personnes qui boivent avec lui; c'est ordinairement après le souper, le roi ayant mangé seul à sa table, et les autres à la leur. Alors un des eunuques appelle ses douze compagnons de la bouteille : lorsqu'ils sont tous réunis, ils boivent avec le roi, non du même vin, étant assis à terre, (145d) tandis qu'il est couché sur un lit à pieds d'or. En général, le roi dîne et soupe seul; quelquefois sa femme et quelques-uns de ses fils soupent avec lui : pendant le repas, plusieurs concubines chantent et jouent des instruments : l'une d'entre elles prélude, et les autres chantent toutes ensemble. Le souper du roi semblerait être de la plus grande somptuosité, si l'on en jugeait par ce qu'on en dit ; mais si on l'examine bien, l'on verra que tout y est fait avec économie, et réglé avec l'ordre le plus précis. Il en est de même à l'égard des autres Persans (145e) constitués en dignité. On tue, il est vrai, pour le roi, mille bêtes par jour; savoir, des chevaux, des bœufs, des ânes, des cerfs, nombre de moutons : il se consomme aussi beaucoup d'oiseaux, tels que des autruches d'Arabie, oiseaux très grands ; des oies, des coqs; mais on ne sert de tout cela aux convives du roi qu'avec mesure, et ils peuvent emporter ce qui reste : (145f) les autres viandes et autres aliments se transportent au pavillon des piquiers et des peltastes que le roi nourrit : ces gens s'y partagent tout entre eux, par portions égales, tant pains, que viandes. Si, d'un côté, les soldats Grecs reçoivent de l'argent pour leur solde, de l'autre, ces militaires Persans reçoivent ces aliments de la part du roi, à titre de paiement. On sert de même chez les grands de la Perse beaucoup d'aliments sur les tables : lorsqu'on a soupé, celui qui est chargé du soin de la table, distribue à chacun des serviteurs ce qui reste du repas : or, il reste toujours beaucoup de viandes et de pains, et c'est ce qui fait leur nourriture journalière.





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Dernière mise à jour : 10/01/2008