HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Aristophane, Les grenouilles

στρώματα



Texte grec :

[500] εἰ δειλὸς ἔσομαι καὶ κατὰ σὲ τὸ λῆμ᾽ ἔχων.
(Διόνυσος)
μὰ Δί᾽ ἀλλ᾽ ἀληθῶς οὑκ Μελίτης μαστιγίας.
φέρε νυν ἐγὼ τὰ στρώματ᾽ αἴρωμαι ταδί.
(Θεράπαινα)
ὦ φίλταθ᾽ ἥκεις Ἡράκλεις; δεῦρ᾽ εἴσιθι.
ἡ γὰρ θεός <σ᾽> ὡς ἐπύθεθ᾽ ἥκοντ᾽, εὐθέως
505 ἔπεττεν ἄρτους, ἧψε κατερεικτῶν χύτρας
ἔτνους δύ᾽ ἢ τρεῖς, βοῦν ἀπηνθράκιζ᾽ ὅλον,
πλακοῦντας ὤπτα κολλάβους. ἀλλ᾽ εἴσιθι.
(Ξανθίας) κάλλιστ᾽, ἐπαινῶ.
(Θεράπαινα)
μὰ τὸν Ἀπόλλω οὐ μή σ᾽ ἐγὼ
περιόψομἀπελθόντ᾽, ἐπεί τοι καὶ κρέα
510 ἀνέβραττεν ὀρνίθεια, καὶ τραγήματα
ἔφρυγε, κᾦνον ἀνεκεράννυ γλυκύτατον.
ἀλλ᾽ εἴσιθ᾽ ἅμ᾽ ἐμοί.
(Ξανθίας) πάνυ καλῶς.
(Θεράπαινα)
ληρεῖς ἔχων
οὐ γάρ σ᾽ ἀφήσω. καὶ γὰρ αὐλητρίς γέ σοι
ἥδ᾽ ἔνδον ἔσθ᾽ ὡραιοτάτη κὠρχηστρίδες
515 ἕτεραι δύ᾽ ἢ τρεῖς.
(Ξανθίας)
πῶς λέγεις; ὀρχηστρίδες;
(Θεράπαινα)
ἡβυλλιῶσαι κἄρτι παρατετιλμέναι.
ἀλλ᾽ εἴσιθ᾽, ὡς ὁ μάγειρος ἤδη τὰ τεμάχη
ἔμελλ᾽ ἀφαιρεῖν χἠ τράπεζ᾽ εἰσῄρετο.
(Ξανθίας)
ἴθι νυν φράσον πρώτιστα ταῖς ὀρχηστρίσιν
520 ταῖς ἔνδον οὔσαις αὐτὸς ὅτι εἰσέρχομαι.
ὁ παῖς ἀκολούθει δεῦρο τὰ σκεύη φέρων.
(Διόνυσος)
ἐπίσχες οὗτος. οὔ τί που σπουδὴν ποιεῖ,
ὁτιή σε παίζων Ἡρακλέα ᾽νεσκεύασα;
οὐ μὴ φλυαρήσεις ἔχων ὦ Ξανθία,
525 ἀλλ᾽ ἀράμενος οἴσεις πάλιν τὰ στρώματα.
(Ξανθίας)
τί δ᾽ ἔστιν; οὔ τι πού μ᾽ ἀφελέσθαι διανοεῖ
ἅδωκας αὐτός;
(Διόνυσος)
οὐ τάχ᾽, ἀλλ᾽ ἤδη ποιῶ.
κατάθου τὸ δέρμα.
(Ξανθίας)
ταῦτ᾽ ἐγὼ μαρτύρομαι
καὶ τοῖς θεοῖσιν ἐπιτρέπω.
(Διόνυσος)
ποίοις θεοῖς;
530 τὸ δὲ προσδοκῆσαί σ᾽ οὐκ ἀνόητον καὶ κενὸν
ὡς δοῦλος ὢν καὶ θνητὸς Ἀλκμήνης ἔσει;
(Ξανθίας)
ἀμέλει καλῶς· ἔχ᾽ αὔτ᾽. ἴσως γάρ τοί ποτε
ἐμοῦ δεηθείης ἄν, εἰ θεὸς θέλοι.
(Χορός)
ταῦτα μὲν πρὸς ἀνδρός ἐστι
νοῦν ἔχοντος καὶ φρένας καὶ
535 πολλὰ περιπεπλευκότος,
μετακυλίνδειν αὑτὸν ἀεὶ
πρὸς τὸν εὖ πράττοντα τοῖχον
μᾶλλον ἢ γεγραμμένην
εἰκόν᾽ ἑστάναι, λαβόνθ᾽ ἓν
σχῆμα· τὸ δὲ μεταστρέφεσθαι
πρὸς τὸ μαλθακώτερον
540 δεξιοῦ πρὸς ἀνδρός ἐστι
καὶ φύσει Θηραμένους.
(Διόνυσος)
οὐ γὰρ ἂν γέλοιον ἦν, εἰ
(Ξανθίας) μὲν δοῦλος ὢν ἐν
στρώμασιν Μιλησίοις
ἀνατετραμμένος κυνῶν ὀρχηστρίδ᾽
εἶτ᾽ ᾔτησεν ἀμίδ᾽, ἐγὼ
δὲ πρὸς τοῦτον βλέπων
545 τοὐρεβίνθου ᾽δραττόμην, οὗτος
δ᾽ ἅτ᾽ ὢν αὐτὸς πανοῦργος
εἶδε, κᾆτ᾽ ἐκ τῆς γνάθου
πὺξ πατάξας μοὐξέκοψε
τοῦ χοροῦ τοὺς προσθίους;
(Πανδοκευτρία)
Πλαθάνη, Πλαθάνη δεῦρ᾽ ἔλθ᾽, ὁ πανοῦργος οὑτοσί,

Traduction française :

[500] vois si je suis un lâche, et si j'ai une âme comme la tienne.
DIONYSOS. De par Zeus ! tu as vraiment l'air du gibier à fouet
de Mélité. Voyons, maintenant, je vais prendre ce bagage.
LA SERVANTE DE PERSÉPHONE. Sois le bienvenu, ami
Héraklés : entre ici. Dés que la Déesse a su ton arrivée, aussitôt
elle a cuit des galettes, mis au feu des marmites de pois cassés,
deux ou trois de purée, fait rôtir un boeuf entier, griller des
gâteaux et des cottabes. Mais entre.
XANTHIAS. C'est au mieux : approuvé.
LA SERVANTE. Par Apollon! je ne te laisserai pas aller : elle a
fait bouillir de la volaille, rissolé des dragées et trempé le vin le
plus doux. Mais entre avec moi.
XANTHIAS. Parfaitement bien.
LA SERVANTE. Tu te moques; je ne te lâcherai pas : tu auras là
dedans une joueuse de flûte très jolie, et deux ou trois danseuses.
XANTHIAS. Comment dis-tu ? Des danseuses ?
LA SERVANTE. Fraiches de jeunesse et récemment épilées.
Mais entre; car le cuisinier allait bientôt retirer les poissons du
feu, et on dressait la table.
XANTHIAS. Eh bien, dis tout de suite aux danseuses de là
dedans que je vais entrer. - Esclave, suis-moi de ce côté, et
apporte le bagage.
DIONYSOS. Holà, arrête un peu ! Tu ne prends pas au sérieux
sans doute ma plaisanterie de te déguiser en Héraklès Pas de
niaiseries, Xanthias, reprends vite et porte de nouveau les bagages.
XANTHIAS. Qu'est-ce à dire ? Tu ne songes pas assurément à
me reprendre ce que tu m'as donné toi-même ?
DIONYSOS. Non pas bientôt, mais c'est tout de suite que je le
fais. Quitte cette peau.
XANTHIAS. Moi, j'en atteste les dieux, et c'est à eux que je me
confie.
DIONYSOS. Quels dieux ? Quelle ineptie et quelle folie de te
mettre dans la tête, toi un esclave et un mortel, que tu es le fils
d'Alcmène.
XANTHIAS. Cela suffit, c'est bon. Voici. Peut-être un jour auras-
tu besoin de moi, si un dieu le veut.
LE CHOEUR. Il est d'un homme sensé, prudent, et qui a
beaucoup navigué, de se porter toujours vers la paroi solide du
navire plutôt que de se tenir, comme une image peinte, dans la
même attitude. Mais se retourner du côté le plus avantageux est
le fait d'un habile homme, à la façon de Thèramène.
DIONYSOS. Ne serait-ce pas ridicule, si Xanthias, un esclave,
s'étalant sur des tapis de Milet, cajolait une danseuse et
demandait un pot de chambre, tandis que moi, les yeux fixés sur
lui, je me gratterais le ventre, et que lui, mauvais comme il est,
m'assénant un coup de poing sûr la mâchoire, me briserait les
dents de devant ?
UNE CABARETIÈRE. Plathanè, Plathanè, viens ici ; voici le gredin





Recherches | Texte | Lecture | Liste du vocabulaire | Index inverse | Menu | Site de Philippe Remacle

 
UCL |FLTR |Itinera Electronica |Bibliotheca Classica Selecta (BCS) |
Responsable académique : Alain Meurant
Analyse, design et réalisation informatiques : B. Maroutaeff - J. Schumacher

Dernière mise à jour : 14/07/2005