Texte grec :
[39] Ἔστι μὲν οὖν Ἀλκιβιάδου μήτε αὐτὸν τῶν νόμων καὶ τῶν ὅρκων
φροντίζειν, ὑμᾶς τε παραβαίνειν ἐπιχειρεῖν διδάσκειν, καὶ τοὺς μὲν
ἄλλους ἐκβάλλειν καὶ ἀποκτείνειν ἀνηλεῶς, αὐτὸν δὲ
ἱκετεύειν καὶ δακρύειν οἰκτρῶς. Καὶ ταῦτα μὲν οὐ
θαυμάζω· πολλῶν γὰρ αὐτῷ κλαυμάτων ἄξια
εἴργασται· ἐνθυμοῦμαι δὲ τίνας ποτὲ καὶ πείσει
δεόμενος, πότερα τοὺς νεωτέρους, οὓς πρὸς τὸ πλῆθος
διαβέβληκεν ἀσελγαίνων καὶ τὰ γυμνάσια καταλύων
καὶ παρὰ τὴν ἡλικίαν πράττων, ἢ τοὺς πρεσβυτέρους,
οἷς οὐδὲν ὁμοίως βεβίωκεν, ἀλλὰ τῶν ἐπιτηδευμάτων
αὐτῶν καταπεφρόνηκεν;
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Traduction française :
[39] Il est digne d'Alcibiade de ne pas se soucier pour
lui-même des lois et des serments, et de vouloir aussi
vous apprendre à les violer; de faire exiler ou périr
impitoyablement les autres, quitte à vous apitoyer sur lui
par des prières et des pleurs; et ce n'est pas là ce qui
m'étonne; il a fait assez de choses déplorables. Mais je
me demande quelles gens ses prières pourront bien
toucher. Les jeunes? il les a perdus dans l’opinion
publique en affectant l'insolence, discréditant les
gymnases, menant une vie en désaccord avec son âge.
Les vieillards? il n'a rien pris de leur genre de vie, il s'est
au contraire moqué de leurs idées.
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