Texte grec :
| [12,2] Τοὐναντίον δέ μοι δοκοῦμεν πείσεσθαι ἢ ἐν τῷ πρὸ τοῦ χρόνῳ. Πρότερον μὲν γὰρ
ἔδει τὴν ἔχθραν τοὺς κατηγοροῦντας ἐπιδεῖξαι, ἥτις εἴη πρὸς τοὺς φεύγοντας·
νυνὶ δὲ παρὰ τῶν φευγόντων χρὴ πυνθάνεσθαι ἥτις ἦν αὐτοῖς πρὸς τὴν πόλιν ἔχθρα,
ἀνθ' ὅτου τοιαῦτα ἐτόλμησαν εἰς αὐτὴν ἐξαμαρτάνειν. Οὐ μέντοι ὡς οὐκ ἔχων οἰκείας
ἔχθρας καὶ συμφορὰς τοὺς λόγους ποιοῦμαι, ἀλλ' ὡς ἅπασι πολλῆς ἀφθονίας
οὔσης ὑπὲρ τῶν ἰδίων ἢ ὑπὲρ τῶν δημοσίων ὀργίζεσθαι.
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Traduction française :
| [12,2] Au reste, il me semble que les rôles vont être renversés : jusqu'à
présent, l'accusateur devait faire connaître quel motif de haine
il avait contre l'accusé; aujourd'hui, c'est à l'accusé qu'il
faut demander compte d'une haine qui l'a poussé à de pareils
crimes envers la cité. Si je fais d'ailleurs ces réflexions, ce
n'est pas que je n'aie personnellement sujet de haïr mon
adversaire pour le mal qu'il m'a fait; c'est parce que je songe
au contraire aux mille raisons que nous avons tous, en notre
nom personnel comme au nom de l'État, d'être indignés contre lui.
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