Texte grec :
| [12,5] Ἐπειδὴ δ' οἱ τριάκοντα πονηροὶ μὲν καὶ συκοφάνται ὄντες εἰς τὴν ἀρχὴν
κατέστησαν, φάσκοντες χρῆναι τῶν ἀδίκων καθαρὰν ποιῆσαι τὴν πόλιν καὶ τοὺς
λοιποὺς πολίτας ἐπ' ἀρετὴν καὶ δικαιοσύνην τραπέσθαι, τοιαῦτα λέγοντες
οὐ τοιαῦτα ποιεῖν ἐτόλμων, ὡς ἐγὼ περὶ τῶν ἐμαυτοῦ πρῶτον εἰπὼν καὶ περὶ τῶν
ὑμετέρων ἀναμνῆσαι πειράσομαι.
|
|
Traduction française :
| [12,5] Puis les Trente, ces misérables sycophantes, s'installèrent au pouvoir,
et firent de belles déclarations sur la nécessité de purger la ville des
mauvais citoyens, et de porter les autres à la vertu et à la justice. Tels
étaient leurs discours, mais tels ne furent pas les actes auxquels
ils se déterminèrent. Je vais tâcher de vous le rappeler,
en vous parlant d'abord de mes malheurs, puis des vôtres.
|
|