HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Homère, Iliade, chant II

Τὼ



Texte grec :

[2,250] Τὼ οὐκ ἂν βασιλῆας ἀνὰ στόμ᾽ ἔχων ἀγορεύοις,
καί σφιν ὀνείδεά τε προφέροις, νόστόν τε φυλάσσοις.
Οὐδέ τί πω σάφα ἴδμεν ὅπως ἔσται τάδε ἔργα,
ἢ εὖ ἦε κακῶς νοστήσομεν υἷες Ἀχαιῶν.
Τὼ νῦν Ἀτρεΐδῃ Ἀγαμέμνονι ποιμένι λαῶν
ἧσαι ὀνειδίζων, ὅτι οἱ μάλα πολλὰ διδοῦσιν
ἥρωες Δαναοί· σὺ δὲ κερτομέων ἀγορεύεις.
Ἀλλ᾽ ἔκ τοι ἐρέω, τὸ δὲ καὶ τετελεσμένον ἔσται·
εἴ κ᾽ ἔτι σ᾽ ἀφραίνοντα κιχήσομαι ὥς νύ περ ὧδε,
μηκέτ᾽ ἔπειτ᾽ Ὀδυσῆϊ κάρη ὤμοισιν ἐπείη,
260 μηδ᾽ ἔτι Τηλεμάχοιο πατὴρ κεκλημένος εἴην,
εἰ μὴ ἐγώ σε λαβὼν ἀπὸ μὲν φίλα εἵματα δύσω,
χλαῖνάν τ᾽ ἠδὲ χιτῶνα, τά τ᾽ αἰδῶ ἀμφικαλύπτει,
αὐτὸν δὲ κλαίοντα θοὰς ἐπὶ νῆας ἀφήσω
πεπλήγων ἀγορῆθεν ἀεικέσσι πληγῇσιν.
Ὣς ἄρ᾽ ἔφη, σκήπτρῳ δὲ μετάφρενον ἠδὲ καὶ ὤμω
πλῆξεν· ὃ δ᾽ ἰδνώθη, θαλερὸν δέ οἱ ἔκπεσε δάκρυ·
σμῶδιξ δ᾽ αἱματόεσσα μεταφρένου ἐξυπανέστη
σκήπτρου ὕπο χρυσέου· ὃ δ᾽ ἄρ᾽ ἕζετο τάρβησέν τε,
ἀλγήσας δ᾽ ἀχρεῖον ἰδὼν ἀπομόρξατο δάκρυ.
270 Οἳ δὲ καὶ ἀχνύμενοί περ ἐπ᾽ αὐτῷ ἡδὺ γέλασσαν·
ὧδε δέ τις εἴπεσκεν ἰδὼν ἐς πλησίον ἄλλον·
ὢ πόποι ἦ δὴ μυρί᾽ Ὀδυσσεὺς ἐσθλὰ ἔοργε
βουλάς τ᾽ ἐξάρχων ἀγαθὰς πόλεμόν τε κορύσσων·
νῦν δὲ τόδε μέγ᾽ ἄριστον ἐν Ἀργείοισιν ἔρεξεν,
ὃς τὸν λωβητῆρα ἐπεσβόλον ἔσχ᾽ ἀγοράων.
Οὔ θήν μιν πάλιν αὖτις ἀνήσει θυμὸς ἀγήνωρ
νεικείειν βασιλῆας ὀνειδείοις ἐπέεσσιν.
Ὣς φάσαν ἣ πληθύς· ἀνὰ δ᾽ ὃ πτολίπορθος Ὀδυσσεὺς
ἔστη σκῆπτρον ἔχων· παρὰ δὲ γλαυκῶπις Ἀθήνη
280 εἰδομένη κήρυκι σιωπᾶν λαὸν ἀνώγει,
ὡς ἅμα θ᾽ οἳ πρῶτοί τε καὶ ὕστατοι υἷες Ἀχαιῶν
μῦθον ἀκούσειαν καὶ ἐπιφρασσαίατο βουλήν·
ὅ σφιν ἐὺ φρονέων ἀγορήσατο καὶ μετέειπεν·
Ἀτρεΐδη νῦν δή σε ἄναξ ἐθέλουσιν Ἀχαιοὶ
πᾶσιν ἐλέγχιστον θέμεναι μερόπεσσι βροτοῖσιν,
οὐδέ τοι ἐκτελέουσιν ὑπόσχεσιν ἥν περ ὑπέσταν
ἐνθάδ᾽ ἔτι στείχοντες ἀπ᾽ Ἄργεος ἱπποβότοιο
Ἴλιον ἐκπέρσαντ᾽ εὐτείχεον ἀπονέεσθαι.
Ὥς τε γὰρ ἢ παῖδες νεαροὶ χῆραί τε γυναῖκες
290 ἀλλήλοισιν ὀδύρονται οἶκον δὲ νέεσθαι.
Ἦ μὴν καὶ πόνος ἐστὶν ἀνιηθέντα νέεσθαι·
καὶ γάρ τίς θ᾽ ἕνα μῆνα μένων ἀπὸ ἧς ἀλόχοιο
ἀσχαλάᾳ σὺν νηῒ πολυζύγῳ, ὅν περ ἄελλαι
χειμέριαι εἰλέωσιν ὀρινομένη τε θάλασσα·
ἡμῖν δ᾽ εἴνατός ἐστι περιτροπέων ἐνιαυτὸς
ἐνθάδε μιμνόντεσσι· τὼ οὐ νεμεσίζομ᾽ Ἀχαιοὺς
ἀσχαλάαν παρὰ νηυσὶ κορωνίσιν· ἀλλὰ καὶ ἔμπης
αἰσχρόν τοι δηρόν τε μένειν κενεόν τε νέεσθαι.
Τλῆτε φίλοι, καὶ μείνατ᾽ ἐπὶ χρόνον ὄφρα δαῶμεν

Traduction française :

[2,250] Ainsi tu pourrais éviter d'avoir sans cesse le nom des rois
à la bouche, de proférer contre eux des outrages, de veiller au
retour ! Nous ne savons encore clairement comment les choses iront,
si nous nous en retournerons bien ou mal, nous, fils d'Achéens. Et toi,
maintenant, l'Atride Agamemnon, pasteur de troupes,
tu es là à l'insulter, parce qu'il reçoit beaucoup des héros
Danaens, et tu tiens des propos blessants. Eh bien, je
vais te dire, et ceci s'accomplira : si je te prends encore
à déraisonner, comme aujourd'hui, qu'Ulysse ne garde
plus sa tête sur ses épaules, qu'on ne m'appelle plus le
père de Télémaque, si je ne t'attrape moi-même, si je
ne t'enlève tes vêtements, manteau, tunique, et ce qui
couvre ton sexe, si je ne te renvoie, pleurant, vers les
vaisseaux fins, chassé de l'agora avec des coups déshonorants.»
Il dit, et de son sceptre, sur le dos et les épaules, lui
donna des coups. Thersite se courba, laissant tomber de
grosses larmes; une tumeur sanguinolente se gonfla sur
son dos, frappé par le sceptre doré. Il s'assit, effrayé, et,
souffrant, regardant sans voir, essuya ses Iarmes. Les
Achéens, malgré leur affliction, rirent de lui doucement,
et chacun disait en regardant son voisin : « Ah! vraiment,
Ulysse a fait mille belles actions, en proposant
de bons avis et en armant la guerre. Mais aujourd'hui
il fit mieux que jamais, parmi les Argiens, en imposant
silence à cet insulteur blessant. Sans doute, après cela,
son coeur arrogant ne le poussera plus à quereller les
rois, avec des injures.»
Ainsi parlait la foule; et Ulysse, destructeur de villes,
était debout, tenant son sceptre. Près de lui, Athénè aux
yeux de chouette, sous les traits d'un héraut, invitait
les troupes à se taire, pour que les derniers comme les
premiers des fils d'Achéens entendissent ses paroles et
réfléchissent à son avis. Avec bienveillance il parla et dit :
"Atride, maintenant, roi, les Achéens veulent sans
doute te couvrir de honte devant tous les humains doués
de la parole; ils n'accompliront pas la promesse qu'ils
te firent, (en venant ici, d'Argos nourricière de chevaux),
que tu détruirais Ilion aux beaux remparts, avant de
t'en retourner. Comme de petits enfants ou des veuves,
ils se plaignent entre eux, au sujet du retour. Certes nos
fatigues sont bien pour nous pousser, pleins de chagrin,
au retour. Un homme qui reste un mois loin de sa femme
s'impatiente sur son vaisseau aux bancs nombreux, que
retiennent les souffles de la tempête et la mer soulevée.
Or, pour nous, la neuvième année achève son cours,
depuis que nous attendons ici. Aussi je ne m'indigne pas
de l'impatience des Achéens, près des vaisseaux recourbés.
Mais, malgré tout, c'est une honte de rester longtemps
ici pour s'en retourner les mains vides. Prenez courage,
amis, et restez assez pour apprendre





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Dernière mise à jour : 23/03/2005