HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

Hérodote, Histoires, Livre I

στρατὸν



Texte grec :

[1,189] CLXXXIX. ἐπείτε δὲ ὁ Κῦρος πορευόμενος ἐπὶ τὴν Βαβυλῶνα ἐγίνετο ἐπὶ Γύνδῃ ποταμῷ, τοῦ αἱ μὲν πηγαὶ ἐν Ματιηνοῖσι ὄρεσι, ῥέει δὲ διὰ Δαρδανέων, ἐκδιδοῖ δὲ ἐς ἕτερον ποταμὸν Τίγρην, ὁ δὲ παρὰ Ὦπιν πόλιν ῥέων ἐς τὴν Ἐρυθρὴν θάλασσαν ἐκδιδοῖ, τοῦτον δὴ τὸν Γύνδην ποταμὸν ὡς διαβαίνειν ἐπειρᾶτο ὁ Κῦρος ἐόντα νηυσιπέρητον, ἐνθαῦτά οἱ τῶν τις ἱρῶν ἵππων τῶν λευκῶν ὑπὸ ὕβριος ἐσβὰς ἐς τὸν ποταμὸν διαβαίνειν ἐπειρᾶτο, ὁ δέ μιν συμψήσας ὑποβρύχιον οἰχώκεε φέρων. (2) κάρτα τε δὴ ἐχαλέπαινε τῷ ποταμῷ ὁ Κῦρος τοῦτο ὑβρίσαντι, καί οἱ ἐπηπείλησε οὕτω δή μιν ἀσθενέα ποιήσειν ὥστε τοῦ λοιποῦ καὶ γυναῖκας μιν εὐπετέως τὸ γόνυ οὐ βρεχούσας διαβήσεσθαι. (3) μετὰ δὲ τὴν ἀπειλὴν μετεὶς τὴν ἐπὶ Βαβυλῶνα στράτευσιν διαίρεε τὴν στρατιὴν δίχα, διελὼν δὲ κατέτεινε σχοινοτενέας ὑποδέξας διώρυχας ὀγδώκοντα καὶ ἑκατὸν παρ? ἑκάτερον τὸ χεῖλος τοῦ Γύνδεω τετραμμένας πάντα τρόπον, διατάξας δὲ τὸν στρατὸν ὀρύσσειν ἐκέλευε. (4) οἷα δὲ ὁμίλου πολλοῦ ἐργαζομένου ἤνετο μὲν τὸ ἔργον, ὅμως μέντοι τὴν θερείην πᾶσαν αὐτοῦ ταύτῃ διέτριψαν ἐργαζόμενοι.

Traduction française :

[1,189] CLXXXIX. Cyrus, marchant contre Babylone, arriva sur les bords du Gyndes. Ce fleuve a ses sources dans les monts Matianiens, et, après avoir traversé le pays des Darnéens, il se perd dans le Tigre, qui passe le long de la ville d'Opis, et se jette dans la mer Érythrée (le golfe Persique). Pendant que Cyrus essayait de traverser le Gyndes, quoiqu'on ne pût le faire qu'en bateau, un de ces chevaux blancs qu'on appelle sacrés, emporté par son ardeur, sauta dans l'eau ; et s'efforçant de gagner la rive opposée, la rapidité du courant l'enleva, le submergea, et le fit en fièrement disparaître. Cyrus, indigné de l'insulte du fleuve, le menaça de le rendre si petit et si faible, que dans la suite les femmes mêmes pourraient le traverser sans se mouiller les genoux. Ces menaces faites, il suspend l'expédition contre Babylone, partage son armée en deux corps, trace au cordeau, de chaque côté de la rivière, cent quatre- vingts canaux qui venaient y aboutir en tout sens, et les fait ensuite creuser par ses troupes. On en vint à bout, parce qu'on y employa un grand nombre de travailleurs ; mais cette entreprise les occupa pendant tout l'été.





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Dernière mise à jour : 3/03/2005