HODOI ELEKTRONIKAI
Du texte à l'hypertexte

ACHILLES TATIUS, Leucippé et Clitophon, livre II

θεῷ



Texte grec :

[2,19] Ὀλίγας δὲ ἡμέρας διαλιπὼν πρὸς τὴν Λευκίππην διελεγόμην· "Μέχρι τίνος ἐπὶ τῶν φιλημάτων ἱστάμεθα, φιλτάτη; καλὰ τὰ προοίμια· προσθῶμεν ἤδη τι καὶ ἐρωτικόν. φέρε ἀνάγκην ἀλλήλοις ἐπιθῶμεν πίστεως. ἂν γὰρ ἡμᾶς Ἀφροδίτη μυσταγωγήσῃ, οὐ μή τις ἄλλος κρείττων γένηται τῆς θεοῦ." ταῦτα πολλάκις κατεπᾴδων ἐπεπείκειν τὴν κόρην ὑποδέξασθαί με τῷ θαλάμῳ νυκτός, τῆς Κλειοῦς συνεργούσης, ἥτις ἦν αὐτῇ θαλαμηπόλος. εἶχε δὲ ὁ θάλαμος αὐτῆς οὕτως· χωρίον ἦν μέγα τέτταρα οἰκήματα ἔχον, δύο μὲν ἐπὶ δεξιά, δύο δὲ ἐπὶ θάτερα· μέσος δὲ διεῖργε στενωπὸς τὰ οἰκήματα· θύρα δὲ ἐν ἀρχῇ τοῦ στενωποῦ μία ἐκλείετο· ταύτην εἶχον τὴν καταγωγὴν αἱ γυναῖκες. καὶ τὰ μὲν ἐνδοτέρω τῶν οἰκημάτων ἥ τε παρθένος καὶ ἡ μήτηρ αὐτῆς διειλήφεσαν, ἑκάτερα τὰ ἀντικρύ, τὰ δὲ ἔξω δύο τὰ πρὸς τὴν εἴσοδον, τὸ μὲν ἡ Κλειὼ τὸ κατὰ τὴν παρθένον, τὸ δὲ ταμεῖον ἦν. κατακοιμίζουσα δὲ ἀεὶ τὴν Λευκίππην ἡ μήτηρ ἔκλειεν ἔνδοθεν τὴν ἐπὶ τοῦ στενωποῦ θύραν· ἔξωθεν δέ τις ἕτερος ἐπέκλειε καὶ τὰς κλεῖς ἔβαλλε διὰ τῆς ὀπῆς· ἡ δὲ λαβοῦσα ἐφύλαττε καὶ περὶ τὴν ἕω καλέσασα τὸν εἰς τοῦτο ἐπιτεταγμένον διέβαλλε πάλιν τὰς κλεῖς, ὅπως ἀνοίξειε. ταύταις οὖν ἴσας μηχανησάμενος ὁ Σάτυρος γενέσθαι τὴν ἄνοιξιν πειρᾶται καὶ ὡς εὗρε δυνατήν, τὴν Κλειὼ ἐπεπείκει, καὶ τῆς κόρης συνειδυίας, μηδὲν ἀντιπρᾶξαι τῇ τέχνῃ. ταῦτα ἦν τὰ συγκείμενα.

Traduction française :

[2,19] Quelque temps après que toutes ces choses furent arrivées, me trouvant seul avec la beauté que j'aimais, je lui tins ce discours : « Jusques à quand, ma chère Leucippe, nous contenterons-nous de simples baisers ? Ce sont là, je l'avoue, d'agréables prémices ; mais ne recueillerons-nous point la moisson de nos amours ? Croyez-moi, donnons-nous des gages authentiques de notre tendresse, pour nous imposer l'un à l'autre une douce nécessité de nous être fidèles. Lorsque nous serons initiés dans les mystères de Vénus, nous éprouverons que tous les présents des dieux ne valent pas ses faveurs. » A force de lui répéter les mêmes maximes, je l'engageai à me recevoir de nuit dans sa chambre, et Clio nous promit son assistance. L'appartement de Panthie et de Leucippe était coupé par un petit corridor qui avait deux chambres sur la droite, et deux sur la gauche. Celle de Panthie était vis-à-vis de celle qu'occupait sa fille. Clio demeurait dans la troisième, qui tenait à celle de sa jeune maîtresse ; la quatrième servait de garde-meuble. Ordinairement, la mère de Leucippe la menait coucher et ne la quittait que lorsqu'elle la voyait au lit. Elle avait soin de fermer la porte du corridor en dedans, et, pour plus grande sûreté, elle la faisait fermer en dehors par un domestique qui lui rendait la clef par une petite ouverture destinée à cet usage. Le matin, elle appelait cet homme dès la pointe du jour, et lui ordonnait d'ouvrir. Satyrus, ayant eu l'adresse d'attraper la clef, en fit faire une semblable. Tout paraissait conspirer à mon bonheur. Clio consentait, Leucippe ne résistait pas ;





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Dernière mise à jour : 8/02/2006